« La Ballade de l’Enfant gris » : lettre à Baptiste Beaulieu

Baptiste Beaulieu, photo du Monde, source

Cher Baptiste,

Tu me pardonneras, je l’espère, cette accroche quelque peu familière, alors que nous ne sommes que des mutuals, comme on dit, sur Twitter. Mais tu fais partie de ces personnes dont on a envie d’être l’ami. Ce genre de personne que l’on suit pour son humour, ses coups de gueule, sa parole juste et sa sensibilité ; on ne sait jamais trop comment on suit ces femmes et ces hommes, mais on sait pourquoi on reste.

Je fais partie de ceux qui t’ont découvert avant tout par ce biais, et qui ont découvert ta littérature après coup ; j’ai commencé par La Ballade de l’Enfant gris, je ne sais pas si tu m’aurais conseillé celui-là comme premier contact*. En tout cas, je ne suis pas déçu : j’ai découvert une plume sensible, drôle, bouleversante. J’ai surtout découvert une histoire un peu folle, une fable contemporaine qui plairait sûrement à des gens comme Gondry, Dupontel ou Jeunet. J’ai ri, souvent, et pleuré, beaucoup – surtout à la fin, comme tu peux l’imaginer.

Pour celles et ceux qui liraient cette correspondance, bien que totalement privée et non destinée à être diffusée – 😉 -, et qui ne connaîtraient pas ton roman, je me permets de les renvoyer vers un résumé et des critiques bien mieux faites que si je m’y aventurais. Car en définitive, contrairement à ce que je peux faire dans mes petites vidéos, je ne vais pas faire de chronique sur le roman, ses personnages, son style, ses situations narratives, son rythme, etc. Tout ce que je peux dire, c’est que c’est un roman très sensoriel, qui ne conviendra peut-être pas à tout le monde. Les lecteurs qui, comme moi, comme Jo’, ont conservé une âme d’enfant, seront très émus par certaines situations, assurément.

Pour ce moment de grâce et d’émotion, je voulais simplement te remercier. C’est ce genre d’expérience que je cherche avant tout quand j’ouvre un livre : quelque chose qui me remue, qui me fasse réfléchir, qui m’émeuve. Alors, pour cet instant rempli d’humanité : merci.

 

* D’ailleurs, je vois des éditions avec un tiret entre « enfant » et « gris », et d’autres sans. Quel est le bon titre ? 🙂