“Les Stagiaires” : mouais

J’ai été très inspiré, question titre, sans aucun doute. C’est pourtant le premier mot qui m’est venu quand j’ai refermé le livre de Samantha Bailly.

Résumons très simplement Les Stagiaires : on suit le quotidien de deux stagiaires (no shit Sherlock), Ophélie et Arthur, dans une grande entreprise parisienne de divertissement, principalement axée mangas et jeux vidéo. Pendant six mois, nos deux stagiaires et leurs collègues vont découvrir la dure réalité du monde du travail d’aujourd’hui, faite néanmoins de bonnes tranches de rire entre collègues et de petits drames qui viennent perturber leur objectif ultime : décrocher un contrat.

Bon, bon, bon ; je pense que je n’aurais pas dû commencer par ce livre pour découvrir Samantha Bailly. Mon résumé quelque peu sarcastique vous indique ce qu’il en ressort : une succession de tranches de vie, entre histoires de cœur (trop) vite amenées et témoignages romancés sur la condition de stagiaire (qui ne sont même pas le cœur du roman finalement), le tout servi par une brochette de clichés ambulants.

Car oui, le principal problème du livre, ce sont les personnages. Et c’est quand même sacrément ennuyeux quand le parti pris est de vivre avec eux leur quotidien, leurs états d’âme, leurs difficultés. Tout est hyper superficiel, et tous les stéréotypes y passent : la provinciale paumée, la geek, la dalleuse, le fils de bourges, etc. Difficile, dès lors, de s’identifier à ces personas de marketeux, qui me sont vite devenus insupportables.

Dommage, car le bouquin a tout pour être un bon page turner, avec une mise en page assez originale et sympathique, notamment les discussions sur la messagerie interne du boulot ou par SMS. Mais ce problème d’identification ou, à tout le moins, d’empathie envers les personnages, m’a trop fait sortir du récit pour en apprécier la lecture.

Je pense essayer un autre livre de Samantha Bailly, qui est une personne que j’aime beaucoup suivre sur les réseaux sociaux et sur YouTube ; si vous avez, d’ailleurs, une lecture à me proposer, n’hésitez pas. Je n’ai pas envie de rester sur cette première impression.

  • Tasha Gennaro

    C’est rigolo, je découvre ton blog et ta chaîne youtube aujourd’hui, alors que j’ai terminé il y a quelques jours un roman de Samantha Bailly. Et le même mot m’est venu à l’esprit : mouais. 🙂 J’aurais aimé aimer, car moi aussi j’apprécie notamment sa chaîne Youtube. Je l’ai lu sans déplaisir, mais au final, bof. Le monde presque enchanté des cabinets de recrutement, des éléments de romance un peu trop présents, et en le refermant, j’étais déjà en train de l’oublier. Bon, pas pour moi, quoi.