“Sauf miracle, bien sûr” : en toute bonne foi

Je viens d’achever la lecture d’un diptyque, s’il m’est permis de le qualifier ainsi : Catholique anonyme puis Sauf miracle, bien sûr de Thierry Bizot. Le premier m’avait laissé troublé ; sans en dévoiler trop de ma vie privée, ce roman sur le retour d’un homme de médias vers le catholicisme après une catéchèse faisait beaucoup écho à mes propres questionnements spirituels.

Une suite qui fait ce qu’on attend d’elle

Quelque temps après avoir suivi mon propre chemin sur la question, j’ai reçu en cadeau cette suite, dont j’ignorais l’existence. Catholique anonyme avait été un point de départ émouvant à une aventure intime riche et passionnante ; Sauf miracle, bien sûr se présentait avec la promesse identique d’un bon roman de témoignage, aux anecdotes parfois cocasses, souvent attendrissantes.

Thierry Bizot raconte très bien sa propre histoire. Il lui insuffle un je-ne-sais-quoi d’universel, qui peut toucher à la fois les croyants et les non-croyants. Pour avoir été des deux côtés, si je puis dire, ce livre a quelque chose de réjouissant, mais permet également de développer un questionnement propre à la fin de chaque chapitre.

Trop personnel pour être recommandé ?

Car oui, à mon sens, Sauf miracle, bien sûr, ne se lit pas nécessairement d’une traite. En tout cas, ce n’est pas comme cela que je l’ai vécu. On peut picorer dans ces tranches de vie, jalonnées de considérations personnelles parfois redondantes — le seul vrai reproche que je ferais au bouquin — mais toujours honnêtes et bienveillantes.

Le style est direct, sans fioriture ni lyrisme forcé, les situations authentiques, le sujet propice à la réflexion, voire à la discussion si l’on est plusieurs à l’avoir lu. Je ne saurais dire si je le conseille au plus grand nombre ; peut-être est-ce à la fois le sujet et le parcours de l’auteur qui m’ont touché et m’ont conduit à apprécier ce moment.